Patrimoine de la rivière Oromocto

Le bassin hydrographique de la rivière Oromocto couvre une superficie d’environ 2 500 km dans le sud-ouest du Nouveau-Brunswick. Il équivaut à presque la moitié de l’Île-du-Prince-Édouard et s’étend sur quatre comtés provinciaux, à savoir Sunbury, York, Charlotte et Queens.

Le bassin hydrographique commence dans deux lacs distincts : le lac North Oromocto, près de Harvey, au Nouveau-Brunswick, et le lac South Oromocto, près de Wirral, également au Nouveau-Brunswick. Le bras nord de la rivière Oromocto s’écoule sur 45 km, tandis que le bras sud s’écoule sur 39 km. Les deux bras débouchent près de Fredericton Junction, au Nouveau-Brunswick.

Ils se rejoignent à cet endroit pour former la rivière Oromocto, qui s’écoule ensuite sur 42 km avant de se jeter dans la rivière Wolastoq (Saint-Jean) à Oromocto, au Nouveau-Brunswick. À l’étiage, cette rivière se transforme en une rivière à marées. Le résultat : un bassin hydrographique calme et plat comportant divers ruisseaux, lacs et étangs.

Oromocto

Le nom Oromocto vient du mot Wolastoqey welamukotuk (WEL-A-MOOK-TOOK), qui signifie « eau profonde » ou « bonne rivière pour la navigation en canot ». Il témoigne du fait que, même à l’étiage, la partie de la rivière touchée par la marée a une profondeur moyenne de quatre mètres (13,1 pieds).

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Histoire

Peuplé pour la première fois il y a plus de 10 000 ans, le bassin hydrographique est le territoire traditionnel des Wolastoqiyik, qui se servaient de la rivière pour se déplacer et trouver de la nourriture et d’autres ressources. 

Les routes de portage vers d’autres bassins hydrographiques étaient essentielles au commerce et à la communication. Parmi eux, l’un des plus importants était un ancien sentier qui reliait la rivière Wolastoq (Saint-Jean), à Oromocto, à la baie de Passamaquoddy, près de la baie de Fundy.

Alors que les Wolastoqiyik vivaient toujours le long de la rivière et de ses affluents, les Français sont arrivés dans la région avant 1758. Beaucoup d’entre eux ont fui lors de la déportation des Acadiens, tandis que plusieurs ont continué à vivre à l’intérieur des terres. Les loyalistes britanniques sont arrivés en 1783, après la Révolution américaine. Ils se sont installés le long de la rivière Wolastoq (Saint-Jean) et de ses affluents.

Pour les premiers habitants, la forêt était une source d’écorce de cèdre et de bouleau pour la fabrication de canots. La récolte de bois à grande échelle dans le bassin hydrographique a commencé vers 1800. Pendant plus de 50 ans (de 1825 à 1875), le bois d’œuvre a constitué la principale activité commerciale de la région. Plus de 50 grands navires en bois ont été construits à Oromocto.

Les gros billots utilisés pour fabriquer les mâts des navires étaient récoltés à l’intérieur des terres et transportés à Oromocto par voie fluviale. Aujourd’hui encore, on trouve le chemin Mast (mât) dans la région de Tracy et de Fredericton Junction. À l’époque de la construction navale, c’est par cette route que les gros billots étaient transportés jusqu’à la rivière Oromocto. 

De nos jours

L’industrie forestière est toujours un pilier économique du bassin hydrographique. La pêche commerciale du gaspareau et de l’anguille se poursuit. L’agriculture demeure une composante mineure de l’économie. 

Le bassin hydrographique comprend plusieurs sentiers d’aventure et ponts couverts à explorer. Les pourvoyeurs et les citoyens continuent de profiter de la chasse, de la pêche et des loisirs extérieurs. En pagayant sur la rivière Oromocto, on traverse des terres humides et des milieux sauvages parmi les plus importants et les plus beaux de la province. 

La ville d’Oromocto propose diverses activités pour les résidents et les visiteurs, notamment des parcs, des musées, des commerces et des restaurants. Le parc Sir Douglas Hazen, où l’on trouve la marina d’Oromocto, se situe à l’embouchure de la rivière Oromocto.

En face du parc, les pagayeurs trouveront les îles Thatch et Oromocto. Accessibles uniquement par bateau, ces îles sont des destinations populaires pour les pagayeurs et les randonneurs. À proximité, les visiteurs trouveront de vieux quais entretenus par la Société du fleuve Saint-Jean ainsi que des comptoirs agricoles. La Base des Forces canadiennes Gagetown se trouve à Oromocto.

Parcourir la rivière

***Voir les points d’intérêt ci-dessous.

En parcourant la rivière Oromocto, les pagayeurs et les plaisanciers traversent certaines des terres humides les plus riches de la province et découvrent les lieux d’intérêt et les attractions du bassin hydrographique inférieur.

À Fredericton Junction, les bras sud et nord de la rivière Oromocto se rejoignent pour former la rivière principale. 

Des plaques et un fort rappellent une ancienne route de portage utilisée par les Wolastoqiyik ainsi que l’histoire britannique de la région. 

À la rampe de mise à l’eau Prides Landing, imaginez la scène lorsque des arbres géants destinés à servir de mâts de navire étaient mis à la dérive. À l’intérieur des terres, le chemin Mast rappelle ce fier passé.

En descendant la rivière, contemplez la beauté des arbres et des herbes qui la bordent. À French Lake, visitez la Hanson Art Gallery & Sculpture Garden pour en apprendre plus sur l’histoire de la région. 

C’est dans ce secteur qu’a eu lieu la bataille de French Lake le 8 septembre 1759, pendant la campagne du fleuve Saint-Jean. La milice acadienne y a tendu une embuscade aux rangers britanniques.

Un peu au nord, les pagayeurs passeront devant le parc et terrain de camping Sunbury-Oromocto, après quoi ils arriveront à l’embouchure du ruisseau Rusagonis.

De là, on peut poursuivre son trajet jusqu’à la ville d’Oromocto, où il y a de nombreuses attractions. C’est à cet endroit, près du club nautique d’Oromocto, que la rivière Oromocto se jette dans la rivière Wolasoq (Saint-Jean).

Base des Forces canadiennes Gagetown
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La Base des Forces canadiennes Gagetown (Base de soutien de la 5e Division du Canada – Gagetown) se trouve à Oromocto.

Inaugurée officiellement en 1958 comme installation d’instruction, la Base comprend un secteur d’entraînement de 1 100 km, un réseau routier de 1 500 km, un réseau de sentiers de 900 km et un parc immobilier de 740 édifices et bâtiments. Elle constitue la deuxième base militaire en importance du Canada et la plus grande installation militaire de l’est du Canada.

La Base des Forces canadiennes Gagetown est le deuxième principal employeur gouvernemental de la province. Les effectifs de la Base et leurs familles représentent environ 75 % de la population d’Oromocto. La population totale de la Base augmente considérablement à certains moments de l’année en fonction des entraînements.

La Base se compose d’un groupe de soutien et d’un centre d’instruction. Elle comprend également six unités opérationnelles et diverses autres unités qui offrent des services aux soldats. Elle maintient des relations étroites avec les communautés avoisinantes et est reconnaissante du soutien qu’elle reçoit du public.

Ressources
Points d’intérêt
 
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