
La rivière Nashwaak, qui coule depuis le lac Nashwaak, au nord-ouest de Stanley, débouche dans la rivière Wolastoq (Saint-Jean) sur la rive nord de Fredericton. Elle s’étend sur 110 km et draine le bassin hydrographique de la Nashwaak, qui couvre 1 707 km dans le centre du Nouveau-Brunswick.
NesuwahkikDans la langue Wolastoqey, le nom de la rivière Nashwaak est Nesuwahkik (Nah-wij’-e-wauk), qui peut signifier « endroit à mi-chemin », « courant lent » et « sous-courant puissant ». |

Histoire
Peuplé pour la première fois il y a plus de 10 000 ans, le bassin hydrographique est le territoire traditionnel des Wolastoqiyik, qui se servaient de la rivière pour se déplacer et trouver de la nourriture et d’autres ressources. Les routes de portage vers d’autres bassins hydrographiques étaient essentielles au commerce et à la communication.
Bien que les Wolastoqiyik aient continué à vivre le long de la rivière, la colonisation européenne a commencé au 17e siècle lorsque Samuel de Champlain et des titulaires de concession français ont débarqué sur le territoire. Entre 1691 et 1692, les Français ont construit un fort à l’embouchure de la rivière Nashwaak. Nommé Fort St. Joseph, on l’appelait plus souvent le Fort Nashwaak.
En 1696, une attaque de soldats de la Nouvelle-Angleterre a été contrée et, en 1700, le fort a été démoli. Des Acadiens sont restés à Pointe Sainte-Anne, de l’autre côté de la rivière, près de l’actuelle Résidence du gouverneur. Ce chapitre a pris fin en 1759 avec la campagne du fleuve Saint-Jean, lorsque la région est passée sous le contrôle des Britanniques.
En 1783, après la Révolution américaine, les loyalistes britanniques sont arrivés au Nouveau-Brunswick. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les principales industries le long de la rivière étaient l’agriculture et l’exploitation forestière.
De nos jours, le pagayage, la descente en chambre à air et la pêche sont des activités populaires sur la rivière. Les pagayeurs peuvent y voir des exploitations forestières et agricoles, des plaines inondables protégées, des sentiers bien fréquentés, des parcs, une réserve naturelle d’amphibiens ainsi que les vestiges de l’industrialisation qui a eu lieu le long de la rivière.
Parcourir la rivière
***Voir les points d’intérêt ci-dessous.
En parcourant la rivière Nashwaak, les pagayeurs croisent de petites collectivités, des points d’intérêt et diverses attractions. Leur trajet peut commencer à Stanley, qui fait partie de la communauté rurale de Nashwaak. C’est dans cette collectivité, fondée sur l’agriculture et l’exploitation forestière, qu’a lieu la foire de Stanley.
En descendant la rivière, les pagayeurs passeront devant des paysages pastoraux avant d’arriver à Nashwaak Bridge, où ils trouveront le site du Festival de musique de Nashwaak, qui se déroule pendant la fin de semaine de la fête du Nouveau-Brunswick.
En poursuivant leur trajet, les pagayeurs arriveront à la collectivité de Taymouth, où ils peuvent s’arrêter grâce à la rampe de mise à l’eau située à côté de l’église Taymouth United Church. S’ils passent le bon jour, ils pourront visiter le marché communautaire de Taymouth.
Un peu en aval, les pagayeurs peuvent s’arrêter pour s’aventurer sur le sentier menant aux chutes Dunbar. Ils pourraient très bien y voir beaucoup de gens se laisser glisser lentement sur la rivière en chambre à air.
Prochains arrêts : le parc pour VR de Durham Bridge, puis le club de golf Riverbend.
La rivière mènera ensuite les pagayeurs à Nashwaak Village, puis à Penniac, deux anciennes collectivités agricoles situées près de Fredericton. À Penniac, une aire de mise à l’eau est à leur disposition pour les canots, les kayaks, etc. De là, la rivière s’accélère un peu, traversant quelques rapides avant d’arriver au quartier historique de Marysville.
Marysville est un lieu historique national fondé par Alexander « Boss » Gibson. Les pagayeurs y trouveront les vestiges d’une collectivité prospère soutenue par une filature de coton et l’exploitation forestière. Consultez la section spéciale sur cette page Web. <lien vers la section>.
Parmi les rues bordées d’une filature de coton en brique et d’immeubles locatifs également en brique se trouvent The Landing, un café et magasin de vélos populaire, ainsi que le Centre du patrimoine de Marysville, où les pagayeurs ont accès à un site de mise à l’eau.
En continuant à descendre la rivière, les pagayeurs verront des plaines inondables sur lesquelles des arbres ont été plantés pour contrer l’érosion et contrôler les inondations. Là où la Nashwaak se jette dans la Wolastoq (rivière Saint-Jean), l’histoire entoure les pagayeurs, qui y ont une vue imprenable sur le centre-ville de Fredericton.
À l’embouchure de la rivière Nashwaak, des plaques et des points d’intérêt commémorent le fort Nashwaak et les réalisations de « Boss » Gibson. Le moment est idéal pour visiter la rotonde en briques, où les trains en provenance du centre du Nouveau-Brunswick pouvaient faire demi-tour.
De nos jours, le bâtiment abrite une brasserie artisanale, un café et un restaurant exploités par la Picaroons Brewing Company. Non loin de là se trouve le Cannon’s Cross Pub. Depuis ces deux endroits, profitez-en pour contempler la Wolastoq (rivière Saint-Jean) et réfléchir à la vie comme vous l’aimez.
Vous pouvez également traverser l’ancien pont ferroviaire, maintenant un pont piétonnier, que « Boss » a aidé à construire. Sinon, rendez-vous au parc Carleton.
De là, vous avez accès au vaste réseau de sentiers de la ville, qui propose plus de 120 km de sentiers. Renseignez-vous au sujet des trois sentiers qui portent un nom Wolastoqey.
S’il vous reste un peu de temps, arrêtez-vous à la réserve naturelle du parc Hyla, le premier parc pour amphibiens du Canada, où vous pourrez observer la rainette versicolore. À proximité, vous trouverez également la communauté urbaine de Sitansisk (Première Nation de St. Mary’s).
Marysville

Le lieu le plus remarquable est Marysville, la collectivité qu’Alexander « Boss » Gibson a créée et nommée d’après sa femme, Mary. Il y a aménagé une filature de coton, une scierie et des voies ferrées reliant la région au centre du Nouveau-Brunswick et à l’état du Maine, aux États-Unis. Homme généreux, il a également construit un magasin, une église et des maisons en briques pour ses ouvriers.
À l’embouchure de la rivière Nashwaak, il a construit une rotonde où les trains qui transportaient des marchandises destinées à la région pouvaient faire demi-tour. « Boss » était également propriétaire de bateaux, qui étaient construits près de la rotonde. À l’apogée de sa carrière, il était l’un des hommes les plus riches du Canada, mais en raison de l’évolution des politiques nationales, son entreprise a fait faillite. Il a vendu la filature en 1908.
Malgré tout, M. Gibson a laissé un important héritage d’infrastructures ferroviaires et industrielles dans sa province. Il est un personnage historique national, et Marysville est un quartier historique national. Les maisons qu’il a construites pour ses ouvriers sont encore debout. L’ancienne filature de coton a été transformée en bureaux gouvernementaux, tandis que la rotonde ferroviaire abrite désormais une brasserie artisanale populaire appelée Picaroons. Il est enterré dans le cimetière de l’église Gibson United Church.
Ressources
- Nashwaak Watershed Association
- Communauté rurale de Nashwaak
- Tourisme Fredericton et région de la capitale
- Sitansisk (Première Nation de St. Mary’s)
Points d’intérêt
- Quartier historique de Marysville, lieu historique national du Canada
- Alexander « Boss » Gibson, personnage historique national
- Fort Nashwaak (Naxoat), lieu historique national du Canada
- La bataille de Fort Nashwaak, Backyard History, Andrew MacLean
- Parc Carleton
- Picaroons Brewing Company
- Sentiers de Fredericton
- Réserve naturelle du parc Hyla
